Victor Lugger et Tigrane Seydoux, tous deux 33 ans, ont fondé le groupe Big Mamma en 2015.
Leur concept de cuisine transalpine à prix doux fait fureur dans la capitale, où les files d’attente s’allongent.
Ces as du marketing, proches de Stéphane Courbit et Xavier Niel, ont trouvé la bonne recette et savent la mettre en scène. En mai, ils ont inauguré La Felicità, plus grand restaurant d’Europe, dans les locaux de la Station F.
Malgré ce succès, ils n’envisagent pas encore de franchir les portes du Grand Paris, qu’ils n’estiment pas encore prêt.
Sonia Desprez

C’est l’une des success-stories les plus célèbres de la restauration parisienne. Celle de Victor Lugger et Tigrane Seydoux avec leur groupe Big Mamma, qui compte sept adresses ouvertes en cinq ans à peine. La dernière en date, la Felicità –  1 200 couverts, 144 employés au sein de la Station F de Xavier Niel, dans le 13e arrondissement.–, n’est rien de moins que le plus grand restaurant d’Europe. Des adresses à la déco ultra travaillée (plusieurs figurent au top des restaurants les plus « instagramés »), où le bon produit est roi et l’addition maîtrisée. Du moins est-ce le concept revendiqué. Le produit d’appel, c’est la Margherita de la Pizzeria Popolare (111, rue Réaumur à Paris, 2e)
à 4 euros, « comme à Naples » ; le reste de la carte affiche des pâtes et des pizzas à des prix  nettement plus
parisiens. Revers de la médaille : dans ces lieux à la mode, on fait beaucoup la queue pour s’asseoir.

Familles d’épicuriens

Au commencement, une histoire d’amitié. Tigrane et Victor, tous deux élèves d’HEC, ont la même vision de la vie.
« Nous pensons qu’il est important de communiquer, que l’humain est au centre de tout, que la famille est prioritaire, que l’argent n’est pas le plus important….», énumère Victor Lugger. Les parcours familiaux des deux camarades se complètent parfaitement. Tigrane est issu d’une lignée d’hôteliers, et plus largement, de la famille Seydoux, celle de
Jérôme, PDG de Pathé et de Léa, actrice vedette. « Il a vraiment le sens de l’hospitalité, de la convivialité, raconte Victor. Chez lui, c’est hyper chaleureux, il apporte le côté « feelgood ». Moi, je viens d’une famille d’Alsace, un terroir où la gastronomie est très importante. » Tout jeune père, il est allé récemment présenter son bébé à sa famille : « Nous avons passé la semaine qui a précédé à parler de ce qu’on allait manger à quel repas, avec quel vin… Ma mère a même ouvert un whisky qu’elle avait rapporté d’Écosse! »

Droits photos : © Jérôme Galland
Retrouvez la suite de l’article dans le dernier numéro du Magazine Grand Paris, disponible en kiosque ou par abonnement

image_pdf