Encerclée par la Flandre, la capitale de la Belgique (et de l’Union européenne), ville majoritairement francophone, apparaît corsetée dans son développement métropolitain. En cause, les tiraillements communautaires du Plat Pays qui aboutissent à un éparpillement des compétences. Alors que Bruxelles s’appauvrit et connaît d’inquiétants problèmes de mobilité, de nombreux projets d’aménagement sont au point mort… même si d’autres parviennent tout de même à sortir de terre.

Julien Descalles

À l’ombre de l’Atomium, la métro- pole bruxelloise cache plusieurs réalités territoriales. D’abord, celle d’une commune, la Ville de Bruxelles, capitale de la Belgique depuis 1830. Ensuite, celle de la Région de Bruxelles-Capitale (RBC), l’une des cinq entités fédérées du pays depuis la loi spéciale de 1989, constituée de 19 communes (1). Enfin, celle de l’agglomération bruxelloise, bassin fonctionnel qui déborde des limites institutionnelles, jusque dans la Flandre voisine. Et qui inclut jusqu’à 135 communes. « Au minimum, le développement métropolitain concerne plus de 2 millions de personnes, dont seulement 1,2 million résident en RBC. D’un côté, plus de 350.000 “navetteurs” vivant en périphérie viennent ainsi travailler dans le centre et, de l’autre, plusieurs pôles se sont développés à l’extérieur de la Région, par exemple autour de Louvain-la-Neuve ou de la zone aéroportuaire de Zaventem », détaille Gilles Van Hamme, géographe de l’Université libre de Bruxelles (ULB).

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