À un an du vote, le comité de candidature Paris 2024 fourbit ses armes dans l’espoir de convaincre les membres du CIO. Les Jeux olympiques de Rio, cet été, ont marqué le départ d’un intense travail de lobbying. Après l’attentat de Nice, il a fallu convaincre de la capacité de la France à assurer la sécurité de grands événements internationaux.

À qui la métropole de Tokyo transmettra-t-elle la flamme le 9 août 2020, une fois achevée la 32e Olympiade d’été ? Pour connaître la ville hôte des JO de 2024, il faudra encore patienter jusqu’au vote du Comité international olympique (CIO) à Lima (Pérou), le 13 septembre 2017. Pour Paris comme pour Los Angeles ou Budapest (1), pas question donc de chômer dans les mois qui viennent : remise des volets
« financier » – le 7 octobre (2) – et
« héritage » – le 3 février – du dossier de candidature ; première présentation officielle des projets à Doha (Qatar) courant novembre ; visite de la commission d’évaluation – à la mi-mai pour Paris – ; et enfin la décision finale. De quoi suggérer ce commentaire du ministre des Sports, Patrick Kanner (PS) : « Cette candidature, c’est un marathon qui se terminera par un cent mètres haies ! »

Une compétition définitivement lancée cet été, lors des Jeux olympiques et paralympiques de Rio (Brésil). « Rio était une étape clé car l’expérience de ces Jeux sera le dernier point de référence pour les membres du CIO. Il était donc important d’y apprécier ce qui a fonctionné afin d’améliorer notre dossier », souligne-t-on au sein du comité de candidature Paris 2024. Qui, face à l’éclatement des sites et une circulation pas toujours aisée dans la cité carioca, ont ainsi pu faire valoir la compacité du dossier parisien : « 85 % des athlètes seront à moins de 10 km de leur lieu de compétition. Et un tiers d’entre eux à moins 1,5 km, puisque, à proximité du village des athlètes, se trouveront le Stade de France et le futur centre aquatique, reliés par une passerelle au-dessus de l’autoroute A1. » Conséquence : pour les sportifs, la totalité des déplacements sera possible soit en transports en commun, via notamment le futur hub Saint-Denis Pleyel (93), soit en mode de transports doux – à pied, en vélo ou en navettes et bus électriques. « Nous avons aussi mis en avant notre capacité à faire vivre les Jeux dans et hors les stades, en rappelant notamment le succès des fan-zones lors de l’Euro 2016, en juin. Ce qui n’a pas été le cas dans toute la ville de Rio… »

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