Paris voit dans la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne une opportunité unique pour devenir la première place financière du Vieux Continent. Récit des coulisses d’une opération de charme menée depuis près de deux ans.

Alexis Boisselier

« London is a riddle. Paris is an explanation [Londres est une énigme. Paris est une explication]. » Le 11 juillet à Matignon, Édouard Philippe a décidé de commencer son discours du dîner annuel de Paris Europlace par une citation en anglais de l’écrivain britannique Gilbert Keith Chesterton. Une façon pour le Premier ministre de résumer la situation incertaine de la capitale britannique en période de Brexit, mais également les opportunités qui en découlent pour le Grand Paris.
Le référendum britannique qui a acté la sortie du pays de l’Union européenne, il y a plus de deux ans, a porté un coup dur à la City de Londres, première place financière européenne où de nombreux établissements ont établi leur siège social. Un départ de l’UE les prive de leur accès au marché européen. Une situation dont Paris espère profiter. « Dès l’annonce du référendum, nous nous sommes mis au travail pour réfléchir à ce que pouvaient être les différents scénarios », raconte Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace, l’organisme chargé de promouvoir la place de Paris.
Un comité de pilotage, dont l’animation est confiée à Christian Noyer, ancien gouverneur de la Banque de France, est mis en place. Son objectif : travailler sur les termes du divorce entre l’UE et le Royaume-Uni, mais aussi améliorer l’image de la capitale française. « Nous avons développé les contacts avec le Premier ministre de l’époque, Manuel Valls, sous la présidence de François Hollande, pour pousser les réformes d’attractivité et être en mesure d’attirer les relocalisations », poursuit Arnaud de Bresson.

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