Durant ses dernières années, la scène nocturne parisienne a redoré son blason aux yeux de l’Europe, en partie grâce à un esprit pionnier né en banlieue, qui n’a de cesse de se développer. Jusqu’où ? Anatomie d’un phénomène.

Sonia Desprez

Depuis quelques années, les fêtards le savent : les soirées les plus folles, les plus originales, avec les artistes les plus pointus, dans les lieux les plus insolites se trouvent le plus souvent en banlieue, là où la nuit parisienne n’en finit pas de se réinventer. En témoignent quelques événements devenus incontournables, tel le Weather Paris Festival, dédié à la musique électronique. Avec son public de 50.000 fans, sa programmation pointue et respectée, il a sérieusement replacé la France sur la carte des pôles d’attraction élec- tro européens. Dans la foulée, Surprize, l’agence organisatrice du Weather Paris Festival et des soirées Concrete, a lancé les fêtes Hors Série, dont la prochaine se tiendra le 4 juin au vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. Autre exemple de cette effer- vescence : les soirées Soukma- chines, éclectiques, chaleureuses,

engagées, suivies par des milliers d’amateurs et organisées par un collectif redonnent vie aux plus belles friches du patrimoine banlieusard, du 6b de Saint-Denis à la Halle Papin de Pantin. Sans oublier la Ferme du Bonheur, à Nanterre, où officient notamment les passionnés du collectif La Mamie’s qui, associés à Cracki Records, un autre collectif, ont créé leur propre festival électro et groovy à Carrières-sur- Seine (le prochain aura lieu du 30 juin au 2 juillet). On a vu enfin naître des lieux ultraprisés par les Parisiens comme le club Le Chinois à Montreuil, récemment suivi par La Marbrerie…

« Les fêtes électro dans les hangars pullulent. »

observe Fabrice Desprez, directeur de Phunk Promotion, communicant pour une bonne partie des acteurs électro qui pèsent à Paris et au-delà. « Même les bureaux des étudiants d’écoles s’y sont mis, la moindre fête ressemble au Berghain [mythique club techno berlinois] avec son lieu tenu secret jusqu’au dernier moment, comme dans les raves des années 1990… » La presse française et internationale ne s’y est pas trompée, jusqu’au New York Times qui a relayé plusieurs fois le mouvement dans ses colonnes.

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