La maire de Paris s’est fixé cet objectif, à la fois ambitieux et controversé. Après les polémiques suscitées par sa piétonnisation des voies sur berge de la rive droite, Anne Hidalgo a enfoncé le clou en janvier dernier : elle a annoncé de nouveaux aménagements impliquant des restrictions de circulation sur les quais hauts et sur la rue de Rivoli. Et la mise en place d’un tram-bus électrique reliant la gare de Lyon au parc de Saint-Cloud (92).

propos recueillis par Sylvie Roman

POUR / CHRISTOPHE NAJDOVSKI (EELV),
Maire adjoint de Paris, chargé des transports, des déplacements, de la voirie et de l’espace public

« DONNER DAVANTAGE DE PLACE AUX TRANSPORTS ALTERNATIFS »

Les opposants aux différents projets de piétonnisation dénoncent régulièrement le manque de concertation dans ce dossier. Que leur répondez-vous ?
Ça n’a pas de sens ! Toutes ces mesures découlent des engagements d’Anne Hidalgo pendant la campagne des municipales de 2014. Elles figurent également dans le plan vélo voté en juin 2015. Les élus de l’opposition, Jean-François Legaret compris, connaissaient parfaitement notre volonté de favoriser de nouveaux modes de déplacement et de donner davantage de place aux transports alternatifs. Ils le savent : sur des axes jugés primordiaux, nous voulons réduire la place de la voiture. Il s’agit juste de postures politiciennes de la part de l’opposition ! Par ailleurs, nous avons lancé un comité de pilotage en mairies d’arrondissement, permettant d’informer et d’ouvrir une concertation avec les usagers, les riverains. Ensuite, nous soumettrons le projet final pour avis. Et nous assumerons les désaccords, s’ilyena.

CONTRE / JEAN-FRANÇOIS LEGARET (LR) Maire du 1er arrondissement de Paris
Pourquoi êtes-vous si opposé au programme de piétonnisation souhaité par la maire de Paris ?
Ce n’est pas une posture. Ce sujet mobilise très fortement les habitants et ce, bien au-delà des limites de Paris. C’est un sujet régional, car Paris n’est pas coupé du reste de la Métropole, ni des villes qui l’entourent, pas plus que de la Seine-et-Marne ou des Hauts-de- Seine que de la Seine-Saint-Denis. Ensuite, posez la question de la piétonnisation aux habitants des quais hauts. Ils disent que, depuis la fermeture des voies sur berge, la situation est devenue épouvantable : du bruit, de la pollution, sans oublier les accidents. Mais ça, personne n’en parle ! Il y a une dégradation des conditions de sécurité, une montée de l’agressivité des automobilistes. On est bien loin des objectifs affichés par la municipalité d’une ville apaisée…
 

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