QUELLES LEÇONS POUR LE GRAND PARIS ?

Des ronds-points peu occupés, une taxe carbone qui inquiète moins – dans une région où 43% des déplacements quotidiens se font en voiture contre plus des deux tiers dans le reste de l’Hexagone –, une métropole perçue parfois comme une coupable idéale, s’accaparant les pouvoirs et les richesses, méprisant ses voisins et rejetant les «.laissés-pour-compte de la mondialisation.»… À première vue, le mouvement des Gilets jaunes ne semble pas avoir la même résonnance dans le Grand Paris qu’ailleurs en France. Exception faite de l’avenue des Champs-Elysées et ses abords, point de ralliement symbolique des manifestants et vitrine de tous les excès, des dégradations des casseurs aux violences policières.

Métropoles versus France périphérique? Trop caricatural, trop binaire, comme le souligne le géographe et professeur en urbanisme Daniel Béhar.: «.D’une part, les fragilités sociales existent au cœur même des métropoles, avec des taux de pauvreté supérieures à la moyenne nationale [16,1% à Pa-ris, 26,9% dans le 93 contre 12% dans le périurbain, ndlr]. D’autre part, le Grand Paris redistribue massivement aux territoires les plus fragiles…

Droits photo : © jbchrls
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