L’ancien conseiller en communication de François Hollande à l’Élysée, candidat à la mairie de Paris, entend présenter ou labéliser des listes aux municipales de 2020 dans une centaine de villes de la métropole. Symbole de sa démarche, sa proposition choc : la suppression pure et simple du périphérique.

Tristan Quinault-Maupoil

Il est sorti des coulisses pour tenter un pari fou : devenir le premier maire du Grand Paris. Gaspard Gantzer, l’ancien conseiller en communication de François Hollande à l’Élysée, s’est jeté dans le grand bain des élections municipales de 2020. Et s’il vise le fauteuil d’Anne Hidalgo, il a aussi décidé de lancer ses troupes à la conquête de la banlieue. « Il faut construire de nouvelles frontières parisiennes », proclame le candidat de 39 ans qui veut labéliser des listes à Boulogne-Billancourt (92), Montreuil, Saint Ouen (93), etc. « On veut disrupter la campagne parisienne pour en faire une campagne grand-parisienne car les citoyens sont aujourd’hui des grands parisiens », détaille-t-il. Des réunions publiques sont déjà prévues dans plusieurs villes de petite couronne. Il rêve in fine de présenter ou de labéliser une centaine de listes dans la métropole.

Construire sur les ruines du périph’

Dans un café du 7e arrondissement de la capitale, il débite l’esquisse d’un programme dont la mesure la plus importante est la « destruction du périphérique ». Pas moins. Une manière de marquer les esprits alors que sa notoriété peine encore à dépasser le cénacle des journalistes. « L’ère urbaine ne correspond plus aux frontières administratives. Jusqu’en 1960, on a agrandi Paris au fur et à mesure de son agrandissement urbain. Il y a aujourd’hui un hiatus qui s’est développé entre la vie des gens, la ville et ses frontières administratives. Le symbole de ce disfonctionnement, c’est le périphérique qui est en fait une muraille coupant la ville en deux et séparant artificiellement des Parisiens », développe l’énarque de la promotion Léopold Sédar Senghor, la même qu’Emmanuel Macron.

Droits photo : © Ulysse Airieau pour Parisiennes, Parisiens
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