PREMIÈRE RÉPÉTITION AVANT LES JO

Organisée cet été à Paris, cette manifestation fait figure de première répétition avant l’accueil des Jeux olympiques de 2024. La question de la sécurité est au cœur des préoccupations des organisateurs. Le bon déroulement de cet événement atypique doit conforter la place de Paris comme destination «.gay-friendly.».; un créneau estimé à 10 % du chiffre d’affaires du tourisme mondial.
Louis Delafon

La plus grande « compétition sportive ouverte à tous » va être organisée cet été à Paris. C’est ainsi que sont présentés les Gay Games. « Pas besoin d’être gay, pas besoin d’être bon, il suffit d’être majeur », claironnent les organisateurs. Prélude aux Jeux olympiques de 2024, cette compétition atypique sera l’occasion d’une préparation grandeur nature six ans avant. L’organisation Paris 2024 compte d’ailleurs parmi les soutiens de la manifestation. Force est d’admettre que ces jeux version LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans) sont sans doute moins consensuels que les traditionnelles olympiades.  « Beaucoup pensent qu’il s’agit là d’un événement communautaire. Notre devoir est de faire comprendre qu’il est question d’un grand événement sportif amateur auquel hétéros et homos pourront participer. Mais ce sera aussi un moment festif et culturel », argumente Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris chargé de la culture, dans une interview à Paris Match en novembre dernier. Rares sont les personnalités poli-tiques ouvertement opposées à la manifestation… Même à droite, le groupe Les Républicains du Conseil de Paris soutient les Gay Games à 100 %. Les enjeux financiers et politiques sont trop importants pour que l’on se risque à polémiquer. Argentier impliqué des Jeux, à l’instar du ministère des Sports et de la Région Île-de-France, la Ville de Paris a accompagné le projet depuis ses débuts. Et pense déjà aux JO : « Nous sommes très enthousiastes car ce sera l’occasion pour Paris de confirmer son statut de capitale mondiale dans l’accueil des grands événements sportifs internationaux », ajoute le premier adjoint.

Droit photo : © DR

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