Gennevilliers est une ville atypique. Elle ne ressemble pas à la plupart de ses voisines. Métissée, jeune, populaire, elle n’affiche pas de « vrai » centre-ville, mais peut se vanter d’héberger la première plateforme portuaire d’Ile-de-France… Et si elle possède une des plus importantes réserves foncières des Hauts-de-Seine, son urbanisme laisse rêveur : des barres d’immeubles côtoient de petits pavillons, des friches industrielles jouxtent des bâtiments ultra-modernes, des chantiers hérissés de grues surplombent les échangeurs routiers… À l’Hôtel de ville, abrité dans un bâtiment imposant, haut de 19 étages, le maire de Gennevilliers, Jacques Bourgoin se souvient du passé  industriel de sa ville, de son intégration  à la banlieue parisienne à partir des années 1960 puis de la disparition des grandes entreprises comme Chausson qui fût, après guerre, le premier constructeur français de cars et de véhicules lourds.
« Tous les habitants se souviennent du traumatisme causé par la casse industrielle, explique l’élu communiste et professeur (toujours en exercice) de mathématiques au lycée Galilée. C’est pour cela que l’on ne cesse de se battre contre le chômage ». Aujourd’hui, seuls 25% des emplois viennent de l’industrie et la SNECMA, créée après guerre avec la nationalisation de la société Gnôme et Rhône, installée à Gennevilliers depuis le début du 20ème siècle, reste le dernier employeur industriel important. Réseau d’élus. Si l’on demande à Jacques Bourgoin ce qu’évoque pour lui le projet du Grand Paris, il répond d’emblée « Réseau ». « Un réseau d’élus qui travaillent ensemble, explique-t-il, et qui possèdent un projet commun ». Selon lui, grâce au projet du Grand Paris, le Syndicat Mixte Paris Métropole, qui rassemble désormais 188 communes d’Ile-de-France, les départements et le Conseil régional, prend désormais tout son sens.

image_pdf