« LE GRAND PARIS, C’EST BEL ET BIEN L’ÎLE-DE-FRANCE ! »

Il est le « monsieur Logement » de Valérie Pécresse à la Région. Geoffroy Didier nous livre sa vision du Grand Paris et de l’urbanisme métropolitain : mises en chantier, encadrement des loyers, HLM, « maîtrise du peuplement », marchands de sommeil, Airbnb… Le vice-président du conseil régional chargé de l’attractivité, du logement et de la rénovation urbaine détaille la politique qu’il entend incarner en matière d’habitat. Un « anti-modèle », dit-il, de celle menée par Anne Hidalgo dans la capitale, qualifiée de « financièrement suicidaire et politiquement clientéliste ».
Le député européen, secrétaire général délégué de LR, ancien fondateur de la Droite forte avec Guillaume Peltier, à la fois proche de Laurent Wauquiez et de Valérie Pécresse, s’exprime également sur la situation politique dans le Grand Paris à la veille des municipales et sur Emmanuel Macron, à la tête d’un « mouvement politique inexpérimenté, béat et marketing » , ironise-t-il.

Propos recueillis par Bertrand Gréco et Gaspard Dhellemmes

Quelle est votre définition du Grand Paris, tel qu’il est, tel qu’il devrait être ?
Geoffroy Diddier : Les Français sont en avance sur leurs représentants. Alors que le Grand Paris fait encore débat chez certains responsables politiques, il est déjà une réalité pour les Franciliens. Dans nos vies quotidiennes, les frontières entre Paris, la petite couronne et la grande couronne n’existent plus. Quelle différence y a-t-il entre un habitant de Gonesse dans le Val-d’Oise, et un autre d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, le premier ne faisant, contrairement au second, pas partie du périmètre du prétendu Grand Paris ? Aucune ! Même bassin de vie, même bassin économique, même bassin de délinquance. Il est donc urgent de briser les derniers verrous administratifs, séparations inutiles et blocages psychologiques sur le Grand Paris. Je vois le Grand Paris comme un outil de réconciliation des territoires. Il n’y aura jamais de Grand Paris sans Roissy, sans Cergy, sans Saclay, et pour des raisons historiques et culturelles, sans Versailles. Le Grand Paris, c’est bel et bien l’Île-de-France ! Avec Valérie Pécresse, nous sommes favorables à une région-métropole. À titre plus personnel, je me pose la question de savoir si la Ville de Paris n’a pas des frontières trop étriquées et n’aurait pas intérêt à élargir son périmètre, à s’adjoindre de
nouveaux arrondissements, pour que chacun se sente un actionnaire de la Ville Lumière. Paris est l’une des plus belles marques au monde. Comme Londres ou New York, elle pourrait s’associer à de nouveaux quartiers pour les tirer vers le haut et contribuer à les désenclaver. La Seine-Saint-Denis et d’autres territoires pourraient ainsi,
d’une manière ou une autre, s’appeler « Paris ».

Droit photo: © Bernard Bisson

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