« LE GRAND PARIS EST UN LABORATOIRE »

Peu connu du grand public, cet homme est pourtant l’un des acteurs incontournables de la construction de la métropole de demain. Président-fondateur de la Compagnie de Phalsbourg, Philippe Journo a remporté la construction de trois projets à l’issue du concours Réinventer Paris et cinq pour Inventons la Métropole du Grand Paris. Sans compter les nombreuses réalisations ambitieuses qu’il développe dans la région. Rencontre avec un promoteur iconoclaste, amoureux des arbres et des architectes.

Quelle est votre vision du Grand Paris, tel qu’il est et tel qu’il devrait être ?
Philippe Journo :
Le Grand Paris est une chance pour Paris et pour la France. La capitale s’est agrandie en cassant ses frontières successives. Aujourd’hui, il s’agit de passer outre le périphérique pour imaginer autre chose. C’est fondamental, si Paris ne tient pas son rang dans la compétition des villes-monde, la France non plus. Le destin de ce pays et celui de sa capitale sont liés. Dans ce contexte, je suis très heureux de ce qu’a initié la Ville de Paris en changeant les règles des concours, grâce à Réinventer Paris. Et je suis très heureux de ce qu’a réalisé la MGP avec Inventons la métropole. Certes, ces deux entités ne sont pas de la même couleur politique, mais elles partagent au moins le même objectif de faire rayonner la France. Il reste un long chemin à parcourir, notre vie politique est ponctuée de va-et-vient, mais il existe une direction claire sur laquelle tout le monde doit se mettre d’accord : le Grand Paris doit rayonner.

Babcock-Dominique-Perrault-architecte_Adagp Babcock ©Dominique Perrault architecte_Adagp

En quoi participez-vous à sa construction ?
P.J. : Nous avons réalisé une acquisition très symbolique en achetant le Dock des Alcools à l’entrée de Paris par l’autoroute A1, dans le virage de la bretelle d’accès. Plaine Commune et Paris sont d’accord sur le fait que ce lieu doit devenir un espace charnière pour le Grand Paris, avec l’Arena en face [Stade de France], la piscine olympique plus loin. Pour ce site, nous planchons sur deux scénarios. Un scénario « soft » : la réhabilitation du site en cité de la mode. Et un autre scénario plus ambitieux : la création d’un signal architectural à l’entrée de Paris, mais pas en hauteur.

Pendant des années, notre credo avec la Compagnie de Phalsbourg était d’améliorer les entrées de ville. Je me sens très à l’aise dans ces frontières. Nous aimerions contribuer à embellir cette entrée nord de Paris par l’A1, comme nous allons le faire au sud avec le projet Ecotone, entre l’A6a et l’A6b. C’est ça, très concrètement, le Grand Paris.

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Droit photo : © Bernard Bisson

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