Son action menée comme adjoint au logement en a fait la tête de Turc de la droite. Il faut dire que l’élu du 18e est l’un des rares membres de l’exécutif parisien à prendre la lumière. Portrait d’un leader du PCF d’un nouveau genre.

Depuis 2014, il est l’un des adjoints d’Anne Hidalgo qui fait le plus parler de lui à Paris. Ian Brossat, communiste de 37 ans, occupe le portefeuille stratégique du Loge-ment. Une fonction essentielle quand on sait que cette thématique était considérée au moment des dernières élections municipales comme la préoccupation première des Parisiens. Reconfirmé à ce poste par la maire socialiste en octobre lors du remaniement de mi-mandat, après le raz-de-marée macroniste, le jeune élu du 18e arrondissement hystérise la droite et fait grincer les dents des responsables parisiens de La République en marche.

« Je ne lâche pas, oui, je l’assume tout à fait », scande Ian Brossat, qui a fait de la construction de logements sociaux son cheval de bataille. Pour atteindre l’objectif de 7.500 logements créés par an, l’Hôtel de Ville ne ménage pas sa peine. Dans un contexte de foncier saturé, Paris préempte à tour de bras. Au total, 850 millions d’euros devraient être consacrés à cette stratégie d’ici à 2020. C’est 350 millions de plus que lors de la précédente mandature. « Un truc de fou », s’étrangle la chef de l’opposition de droite, Florence Berthout. La maire LR du 5e arrondissement estime que cette politique de préemption « est une honte sur le plan de la gestion des deniers publics ».

Tristan Quinault Maupoil

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