Station F, le gigantesque campus de start-up qu’il a financé, a ouvert ses portes avant l’été dans le 13e arrondissement. C’est sous la nef de cette ancienne gare de fret que le patron d’Iliad/Free nous reçoit dans la bonne humeur. Enjoué et passionné, Xavier Niel évoque l’avenir de cet incubateur géant qui accompagne jusqu’à un millier de jeunes pousses du numérique.

Propos recueillis par Bertrand Gréco et Gaspard Dhellemmes

Vous avez inauguré Station F fin juin, dans l’ancienne halle Freyssinet (13), en
compagnie d’Emmanuel Macron et Anne Hidalgo. Est-ce vraiment le « plus grand incubateur de start-up du monde » ?

Xavier Niel Jusqu’à ce qu’on me présente un contre-exemple, c’est vrai ! Si vous m’en trouvez un, plus jamais je ne le dirai ! Nous avons créé quelque chose de tellement marquant qu’un certain nombre de villes essaient de nous imiter. Je suis toujours frappé de voir des gens de la Silicon Valley venir visiter Station F et sortir hallucinés. Se retrouver en une du New York Times, c’est formidable. Il faut des initiatives comme celle-là, et d’autres encore pour aider cet écosystème à se développer. Savez-vous que les Anglo-Saxons utilisent le mot « entrepreneur », un mot français ? Cet état d’esprit se trouve quelque part dans notre ADN. On est déjà très bons, à Paris, sur la formation, les aides à la création d’entreprise, sans parler du rôle moteur de la banque publique d’investissement… Nous n’avons aucun complexe à avoir.

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