Pierre Mansat, Le Grand Paris dans le sang

Le président de l’Atelier international du Grand Paris, également conseiller spécial d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris, est l’un des acteurs majeurs du Grand Paris. Il fut l’homme qui parlait métropole à l’oreille de Bertrand Delanoë.

Qui est Pierre Mansat ? Figure centrale du Grand Paris depuis une quinzaine d’années, président de l’Atelier international du Grand Paris (AIGP), l’homme reste pourtant discret. Son parcours au sein du Parti communiste, passionné mais compliqué, ne résume pas le personnage. Il aurait pu prétendre au titre de plus célèbre postier de la gauche, après vingt-cinq années passées dans la maison, mais Olivier Besancenot l’a préempté. « Lui est célèbre, moi je suis beaucoup plus ancien, et à un grade plus élevé ! Il est facteur, moi je triais des lettres… », s’amuse-t-il.

Dans son bureau de l’Hôtel de Ville, vous ne verrez aucune photo de famille. Ni de sa femme, ni de ses deux filles, âgées de 22 et 28 ans. La réserve est toujours de mise. Le seul cliché personnel est un portrait en noir et blanc de son oncle, Armand Mansat, posé à côté d’une pierre volcanique, ramassée par sa mère sur un volcan d’Auvergne. L’oncle et la mère, deux personnalités fortes à l’origine de son engagement précoce à Montluçon (Allier), ville ouvrière où il a grandi. Dans la famille, tout le monde est engagé. Son éducation est nourrie par les grands combattants, la Révolution française, la Commune de Paris, la Résistance, la fin de la guerre du Vietnam…

« Ma mère était communiste, mais elle était surtout syndicaliste à la CGT. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours entendu parler de combats sociaux et de solidarité. Elle m’a aussi transmis son esprit libertaire. Je suis réfractaire aux organisations et aux systèmes. » L’oncle a également beaucoup compté, instituteur, 50 ans, maire communiste d’un village des Combrailles au nord du Puy-de- Dôme. « Il est une figure centrale de mon engagement. J’ai pris ma carte très tôt, en 1969, aux Jeu- nesses communistes, puis quatre ans plus tard au Parti communiste. C’était ancré…

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