Reconduit à la tête du théâtre du Rond-Point pour un quatrième mandat, Jean-Michel Ribes ouvrira dès septembre prochain une nouvelle saison toujours sous le signe du rire de résistance et de la volonté d’ « inventer le réel ». Parmi André Dussollier, Yasmina Reza ou Jean-Claude Grumberg, on découvrira sa dernière création Sulki et Sulku ont des conversations intelligentes (du 8 novembre au 10 décembre) ainsi qu’une remise de prix, les Topor, sorte de contre-feux aux Molières où seront célébrés les artistes oubliés des circuits classiques. Mais avant tout cela, il s’est prêté au jeu de notre questionnaire sur le Grand Paris.

Valérie Beck

Le Grand Paris, cela vous dit quelque chose ?
Je suis d’abord très surpris par le choix du terme « Grand » Paris qui m’agace un peu, je dois bien le dire ! Paris, ville-monde, est depuis toujours pour moi un grand Paris. Sinon, j’imagine une capacité de circulation et de transport qui va permettre de rapprocher les banlieusards de Paris et offrir à des villes de banlieue, un peu endormies, une énergie forte. Tout cela me semble positif mais il faut que cet environnement vive et circule.

Quels en sont les enjeux ?
Il ne faut surtout pas qu’il y ait des sous-Paris. Ce Paris étendu – je préfère cette expression à celle de « Grand Paris » – ne doit pas être composé de banlieues vaguement déguisées en Paris. Il est essentiel que l’âme de Paris soit partout dans les limites qu’on va lui donner. Et c’est grâce à l’énergie de la création, celle des lieux de culture et des associations, que cet esprit parisien pourra s’étendre et continuer à pulser comme aujourd’hui.

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