Logement : l’État doit-il reprendre la main ?

Annoncée à grand bruit en octobre dernier par le Premier ministre, l’OIN (opération d’intérêt national) multisites a vocation à réunir une vingtaine de sites stratégiques d’Île-de-France où l’État se substituerait aux maires en matière d’urbanisme. Le but ? Atteindre l’objectif annuel de 70.000 logements neufs, contre moins de 50.000 aujourd’hui. Bras armé de cette politique volontariste de construction : l’Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP), qui – sous la houlette de Thierry Lajoie – devait se muer en « Grand Paris Aménagement ». Huit mois plus tard, le gouvernement semble avoir revu ses ambitions à la baisse. Il parle désormais de concertation, de dialogue et même de volontariat. Seule une poignée de sites serait dès lors concernée. Mais la controverse reste vive.

Logement, l'Etat illustration

CONTRE. Maire UDI de Meudon et sénateur des Hauts-de-Seine, Hervé Marseille est aussi président du Syctom (Syndicat des déchets ménagers d’Île-de-France) et de la Fédération des entreprises publiques locales (EPL) d’Île-de- France, qui regroupe 161 EPL. Il est farouchement opposé à l’opération OIN, qu’il juge « anti-démocratique »…

POUR. Suppléant de Manuel Valls à l’Assemblée nationale, Carlos Da Silva a hérité du siège de l’actuel Logement, l'Etat illustration 2 Premier ministre en 2012, quand celui-ci est entré au gouvernement. Député de la première circonscription de l’Essonne et porte-parole du PS, il défend l’opération OIN au nom de l’urgence de construire de nouveaux logements et la nécessaire…

Retrouvez la suite du débat dans le dernier numéro du Magazine Grand Paris, disponible en kiosque ou par abonnement.

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