L’offre de MOOC (Massive Open Online Course), ou cours gratuits en ligne, se développe de façon exponentielle, encouragée par les pouvoirs publics et portée par les acteurs de l’enseignement supérieur.

Après 12 millions d’euros affectés au plan France université numérique (FUN) en octobre 2013, Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a débloqué 8 millions supplémentaires pour 2014 afin de financer le développement des MOOCS en termes d’offres et d’équipements sur les campus. La plateforme numérique FUN mise en place en janvier dernier par le Ministère a permis d’accéder aux premiers cours. Un mois plus tard, la barre des 200 000 inscrits était franchie, soit plus de 3 300 personnes par cours. En tête, leMOOC « Du Manager au leader » dispensé par le CNAM avec 40 000 inscriptions.

 

3QUESTIONS À…

 

 

Claude Chappert

Directeur général de la Fondation de Coopération Scientifique Campus Paris‐Saclay qui anime et coordonne la création de la future Université Paris-Saclay ( 11 grandes écoles, 2 universités et 7 organismes de recherche ).

 

Quel est l’état d’avancement des MOOC à l’Université Paris-Saclay ?

Les MOOC sont des outils indispensables pour acquérir de l’expérience mais ne résument pas la totalité de l’enseignement numérique et risquent même de paraître démodés dans 10 ans. Pour une université comme Paris-Saclay il est nécessaire d’adopter une vision plus large qui inclut les outils mais aborde surtout les méthodes et les pratiques d’apprentissage et d’enseignement. La révolution numérique va très vite et nous voulons être en mesure d’anticiper cette déferlante qui sera vraisemblablement accompagnée de modèles économiques divers. Par exemple, la gratuité des cours en ligne ne peut perdurer de manière systématique.

 

Retrouvez la suite de l’article et de l’entretien avec Claude Chappert dans le dernier numéro du Magazine Grand Paris, disponible en kiosque ou par abonnement.

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