Philippe Gazeau fourmille d’idées pour abolir la frontière autoroutière entre Paris et sa banlieue, son grand dessein. Ce chantre de « l’architecture de circonstance » n’entend ni la détruire ni la recouvrir, mais propose divers aménagements inventifs (étirement des parcs, nouveaux équipements…). Militant de la construction de tours dans la capitale, l’architecte a également dessiné deux gares du futur Grand Paris Express. Présentations.

Julien Descalles

« Tant qu’on n’abolira pas cette barrière physique et sociale entre Paris et sa banlieue, le Grand Paris ne sera qu’un vœu pieux. » Pour Philippe Gazeau, grand lecteur de Proust, l’évo- cation du boulevard périphérique ne déclenche aucune nostalgie comparable à celle de la madeleine dans la mémoire du narrateur Du côté de chez Swann ! Ce constat posé, l’architecte et urbaniste a donc fait un rêve. En 2030, l’axe autoroutier, reclassé en boulevard urbain, a laissé place à 75.000 logements et à une longue coulée verte circulaire de 35 km. Les bois de Boulogne et de Vincennes, les parcs de la Villette, de la Butte du Chapeau-Rouge ou de la Cité universitaire, eux, se sont étirés sur l’infrastructure. Soit 45 hectares de biodiversité supplémentaires au cœur de l’agglomération. Et porte de la Villette, les étals d’un marché ont pris place sur les deux niveaux d’un tronçon en viaduc…

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