Le peintre de la vie moderne a imaginé une transformation de la capitale pour l’Exposition universelle de 1937. Des rues entièrement repeintes en rouge, jaune ou bleu par les chômeurs de la crise de 1929. Et une tour Eiffel animée, éclairée, dotée de gigantesques bras pivotants. Son rêve ne se réalisera jamais, mais il en est resté quelques traces bien visibles dans la ville.

Marianne Belly

Ces ouvriers travaillant sur des échafaudages, ces familles impavides profitant des premiers congés payés, le tout dans des couleurs primaires, jaune solaire, rouge pétant et bleu marine sont devenus des icônes de l’œuvre de Fernand Léger (1881-1955). Artiste engagé, encarté au PCF après 1945, humaniste, il ne s’est pas contenté de représenter sur de grandes toiles ces scènes d’univers industriel ou de loisirs populaires. Le peintre a réfléchi aussi à la façon dont son art pouvait changer le monde, comment il pouvait sortir de son cadre (au sens propre), se réinventer sur des écrans de cinéma, dans des décors de théâtre comme sur des murs dans la ville. Un foisonnement créatif et transversal que montre une exposition très réussie organisée au Centre Pompidou Metz jusqu’à la fin octobre. Fernand Léger a réfléchi toute sa vie sur cette fusion dont il rêvait entre l’art et la vie. Il a élaboré de nombreux projets de fresques murales sur – et à l’intérieur – de bâtiments publics, comme un hôpital, un stade-vélodrome, une université ou une base aérienne. Ces projets n’ont pour la plupart pas vu le jour…

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