Thierry Lajoie nous reçoit dans les nouveaux locaux – quatre étages en open space dans le 19e arrondissement – de Grand Paris Aménagement, l’un des plus importants acteurs de l’immobilier franciliens, dont il préside le conseil d’administration depuis juin 2013. Il fait le bilan de son action à la tête de l’opérateur public et livre son analyse sur les derniers bons – chiffres de la construction de logements en Île-de-France.

propos recueillis par Gaspard Dhellemmes

Vous présidez un établissement public qui est un acteur incontournable dans la métropole, mais finalement peu connu du grand public. Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots quel rôle joue Grand Paris Aménagement ?

Grand Paris Aménagement est l’enfant de l’Agence foncière et technique de la région parisienne (AFTRP) et de son rapprochement avec l’établissement public d’amé- nagement (EPA) Plaine de France la fusion est effective depuis le 1er janvier et l’EPA Orly Rungis-Seine Amont avec lequel nous sommes en train de nous fédérer cette an- née. Quand, au début des années 1960, le préfet et inspecteur général des finances Paul Delouvrier a été nommé délégué général au district de Paris par le général de Gaulle, il a créé deux outils. Le premier : l’institut d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne, devenu l’IAU d’Île-de-France, désormais décentralisé, qui conçoit les schémas directeurs d’aménagement ; le second : l’AFTRP, chargée d’acquérir les fonciers, donc les emprises de terrain, et de programmer la construction des villes nouvelles ainsi que l’immobilier qui allait se bâtir autour du RER, la deuxième génération de transport francilien. Nous demeurons aujourd’hui le premier opérateur foncier, c’est notre métier historique. Plus récent, notre deuxième métier est celui de l’habitat difficile. Nous ne sommes pas bailleurs, mais nous nous chargeons d’acquérir, de réhabiliter et de remettre sur le marché, pour le compte de l’État, puis de l’établissement public foncier d’Île-de-France (EPFIF), les copropriétés dégradées en Île-de-France. Notre cœur de métier enfin est celui d’aménageur urbain. Cela représente 80 % de notre activité. Nous sommes à la tête d’une centaine d’opérations en Île-de-France, en concession d’aménagement de collectivités au terme de procédure de mise en concurrence, comme en initiative au nom de l’État. Nous sommes le premier aménageur de la région.

 

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