Le député de la 3e circonscription de Paris, membre du premier cercle d’Emmanuel Macron et discrète cheville ouvrière d’En marche, s’invite au premier plan avec le projet de loi sur le « droit à l’erreur », dont il est le rapporteur en ce début d’année. Il s’attelle aussi à l’ancrage du mouvement présidentiel dans la capitale.

Par Vincent Michelon

Des quatre mousquetaires d’Emmanuel Macron, on connaît surtout Benjamin Griveaux, l’inévitable porte-parole du gouvernement. Deux autres, Ismaël Emelien et Cédric O, conseillers à l’Élysée, gravitent dans le premier cercle du pouvoir. Le quatrième larron, lui, serait presque passé sous les radars. Seuls les électeurs de la 3e circonscription de Paris et les habitués du Palais-Bourbon ont pu se familiariser avec le visage de celui qui, l’air de rien, a raflé en juin dernier cette portion des 17e et 18e   arrondissements à Annick Le-petit (PS), confortablement porté par la déferlante de La République en marche (LREM).

 

Mais voici venue l’heure de Stanislas Guerini. Le quatrième homme, rapporteur du projet de loi sur le « droit à l’erreur », enchaîne désormais les interventions pour défendre cette promesse phare d’Emmanuel Macron. « Stan », pour les intimes, 35 ans, est du même âge et de la même trempe que ses acolytes. Affable comme Benjamin Griveaux, poli et posé comme le secrétaire d’État Julien Denormandie, un autre proche du cercle macronien, surdiplômé comme eux – il a fait HEC, après le lycée Henri-IV. « Quelqu’un de très sympa, de très souriant », abonde même son adversaire malheureuse du second tour, Valérie Nahmias, conseillère UDI de Paris, qui lui trouve tout de même un air un peu lisse. « Il est comme ça avec tout le monde », croit-elle savoir. La « bienveillance » version LREM, théorisée et revendiquée par le mouvement depuis la campagne présidentielle.

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