En cas d’alternance, l’élection présidentielle pourrait bien déboucher sur la disparition de la Métropole du Grand Paris. C’est en tout cas ce que proposent plusieurs candidats, de Marine
Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, en passant par François Fillon. Ce dernier rejoint ainsi la position de la présidente de Région, Valérie Pécresse. Au grand dam de Patrick Ollier qui, à la tête de
la jeune institution, s’active pour prouver son utilité. En revanche, Benoît Hamon, à l’instar d’Emmanuel Macron, réserverait à l’institution un sort plus clément, tout en proposant quelques corrections. Explications.

propos recueillis par Julien Descalles

Stop ou encore ? À l’aube des scrutins des 23 avril et 7 mai de la prochaine élection présidentielle, la Métropole du Grand Paris (MGP) joue sa survie. Les candidats favorables à sa suppression, de Marine Le Pen (FN) à Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), en passant par François Fillon (LR), ne manquent pas. Quant à ses défenseurs Benoît Hamon (PS), et son soutien Yannick Jadot (EELV), Emmanuel Macron (En marche !), tous sont partisans d’en redéfinir les contours. L’intercommunalité métropolitaine ne devrait donc pas sortir indemne de l’échéance électorale.

Président en sursis, donc depuis janvier 2016, Patrick Ollier (LR) fait face aux coups de boutoir de son propre camp. Car la MGP fait figure d’enfant non désiré : dès son accession à la présidence du conseil régional d’Île-de-France, mi-décembre 2015, Valérie Pécresse (LR) avait fustigé un « contresens historique ». Le discours n’a, depuis, pas changé d’un iota : « La MGP reste une aberration administrative et économique, une strate administrative inutile dans un pays déjà champion du monde toute catégorie des niveaux de gouvernance. Une usine à gaz à laquelle il faut mettre un terme », tire à boulets rouges Didier Bariani (UDI), vice-président de la Région chargé du Grand Paris. Pendant la primaire de la droite, Valérie Pécresse a ainsi adressé un courrier aux candidats, leur demandant de s’engager sur la disparition de la Métropole. « Et tous en ont approuvé le principe, dans le cadre d’une remise à plat territoriale de l’Île-de-France », assure le vice-président. À commencer par le vainqueur des urnes, François Fillon non soutenu, alors, par la présidente de Région, qui lui avait préféré Alain Juppé. Dans son projet présidentiel, le député de Paris propose ainsi « de supprimer cette Métropole du Grand Paris […], considérant une redondance entre elle et la Région Île-de-France. »

 

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