Triple champion olympique de canoë slalom, le coprésident de Paris 2024 est l’un des maillons forts de la candidature parisienne. À quelques mois de la décision cruciale du CIO, cet avocat infatigable d’un olympisme dans lequel il a plongé dès l’enfance croit en la capacité des JO à faire « bouger les lignes » au-delà du sport. Rencontre.

Vincent Michelon

Un champion dans la dernière ligne droite. À 38 ans, Tony Estanguet, triple médaillé olympique, sait qu’à quatre mois de la décision finale, le doute n’a plus sa place. Le voici donc lancé à corps perdu pour défendre la candidature française aux JO 2024 face à son dernier grand concurrent, Los Angeles. Au côté de l’ancien patron de la Fédération internationale de rugby, Bernard Lapasset, et épaulé par plusieurs figures de l’olympisme français comme Guy Drut, Étienne Thobois, Jean-Philippe Gatien, Thierry Rey, et d’ambassadeurs de renom comme Teddy Riner, le coprésident de Paris 2024 en est convaincu : pour la France, c’est maintenant.

Arracher l’adhésion d’une majorité des 95 membres du Comité international olympique en septembre prochain n’est pas une mission facile. Pour y parvenir, le kayakiste reconverti en diplomate s’est imposé un emploi du temps de ministre. Début avril, c’était à Aarhus, au Danemark, pour un grand oral devant l’Association des fédérations internationales des sports olympiques d’été. En juillet, ce sera à Lausanne, pour

un dernier round devant le CIO. Tony Estanguet, lui-même membre du CIO depuis sa retraite sportive, connaît la mécanique de l’instance. Il sait qu’il faut occuper le terrain jusqu’au bout…

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