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Dans cette gigantesque métropole aux 20 millions d’habitants se côtoient deux mondes. D’un côté, celui des bidonvilles, où les plus pauvres s’entassent dans des habitats de fortune construits sur des zones marécageuses. De l’autre, celui des très riches et de l’opulence, avec notamment le plus grand programme immobilier du continent, installé sur une île artificielle, qui ambitionne de devenir le Dubaï de l’Afrique. Mais la capitale économique du continent à encore de nombreux défis à relever avant d’y parvenir.

Alma Victor

Tout est dans la démesure et le superlatif à Lagos. La mégalopole africaine compte 20 millions d’habitants, dont plus de 70% vivent dans des quartiers extrêmement précaires. Ils sont même 12 millions à habiter dans les marécages. C’est aussi une ville – la dixième plus grande du monde – qui accueille plus de 500 000 nouveaux habitants par an. À tel point que, d’ici à 2050, le Nigeria pourrait devenir le troisième pays le plus peuplé au monde, tiré par sa capitale économique – la capitale administrative étant Abu-ja. Selon une étude de Global Cities Institute, Lagos pourrait même atteindre 88 millions d’habitants en 2100, devenant la ville la plus peuplée de la planète. Un boom démographique considérable et difficile à canaliser pour cette ville créée il y a tout juste 50 ans.

Dans cette gigantesque fourmilière sans cesse en expansion, deux mondes se côtoient. D’un côté, le Lagos des pauvres, où se trouvent des zones marécageuses sur lesquelles ont été construits des années durant des logements en proie aux inondations, sans aucune norme ni protection. Résultat : une densité folle, jusqu’à 150 000 habitants par km2 ; à titre de comparaison, Paris, ville la plus dense d’Europe, compte quelque 21 000 habitants par km2. Dans des logements de plain-pied de 200 à 300 m2 résident souvent cinq à dix ménages lagotiens. «.Le Lagos des pauvres est rempli comme un œuf, note Guillaume Josse, géographe pour le Groupe Huit et Wexity. Ce sont les seules zones sans activité économique de la ville. Elles sont mal desservies par les transports et sans assainissement, avec un système de drainage sous développé. Tout part à la mer. »

Des projets hors norme

À quelques mètres des bidonvilles vivent près de 10 000 millionnaires. Dans le Lagos des riches, voire des ultra-riches, fleurissent des buildings, signe d’une croissance économique exceptionnelle…

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