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Vous le connaissez forcément. Il multiplie les rôles sur le grand et le petit écran, comme dans la série Engrenages. Mais Nicolas Briançon est avant tout un homme de théâtre, comédien et metteur en scène éclectique, talentueux et reconnu. Bien installé actuellement au théâtre de la Michodière (Paris, 2e), il met en scène et partage l’affiche d’un Canard à l’orange savoureux. Avant d’enchaîner en septembre, à la Michodière toujours, N’écoutez pas, mesdames, une pièce de Sacha Guitry où il mettra en scène Michel Sardou. Pour l’heure, Nicolas Briançon, qui affiche à son actif presque autant de déménagements à Paris et en banlieue que de mises en scène, s’est prêté au jeu de notre questionnaire.

Valérie Beck

Le Grand Paris, ça vous dit quelque chose ?
NICOLAS BRIANÇON : Oui, je trouve le projet plutôt intéressant. Mais j’attends de voir malgré tout. J’imagine de belles choses autour du Grand Paris, des dangers aussi. C’est souvent le risque avec ces grands bazars-là. Quand on les lance, on ne sait jamais très bien si les qualités dépasseront les défauts ou l’inverse. Si le Grand Paris permet de rapprocher les banlieues, décloisonner, mieux circuler et vivre ensemble, bravo ! Mais je redoute la spéculation immobilière qui éloignera encore plus loin une partie de la population. L’avenir nous le dira.

Qu’en attendez-vous?
N.B. : D’abord une grande simplification, à commencer par le nombre d’élus locaux. Cela ferait déjà une belle économie. Il faut aussi développer les transports en commun et les rendre plus efficaces. Je pense au RER A que je connais bien pour avoir habité à Fontenay-sous-Bois (94). Il est indispensable de désengorger cette ligne. À certaines heures de la journée, c’est l’enfer, et encore, quand il roule…

Quel pari pour ce Grand Paris ?
N.B. : Décloisonner Paris pour un Grand Paris où l’on pourrait facilement rejoindre tous les grands lieux culturels quel que soit l’endroit où l’on se trouve. Comme la Maison de la Culture, à Créteil (94). Mais le pari majeur à remporter est celui des transports, plus sûrs et nombreux jusque tard le soir. C’est le problème numéro un des gens qui vivent en banlieue. On leur demande beaucoup d’efforts, et à raison, sur la pollution, on ferme des voies sur berges, mais à côté on développe peu les possibilités de circuler sans voiture. La solution passe par des grands parkings à la lisière de Paris et à proximité des gares.

Droits photo : © Shoky Van Der
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