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Ça tourne bien rond pour Philippe Torreton. Le comédien vient de terminer la tournée de La vie de Galilée, la pièce de Bertolt Brecht où il tenait le rôle-titre, quatre mois après les premières représentations parisiennes en septembre dernier, à la Scala. En attendant de remonter sur scène en début d’année pour Je ne rêve que de vous (15 janvier), il planche déjà sur un nouveau spectacle : une anthologie de textes sur l’écologie et la nature articulée autour d’une longue lettre d’un chef indien écrite en 1880. Un thème qui tient à coeur à celui qui fut pendant deux ans conseiller de Paris, élu dans le 9e arrondissement en 2008 avant de démissionner en 2010. Pour l’heure, l’ancien Parisien, qui réside désormais à Fontenay-sous-Bois (94), s’est prêté au jeu de notre questionnaire.

Valérie Beck

Le Grand Paris, ça vous dit quelque chose ?
PHILIPPE TORRETON : Comme beaucoup de gens, j’attends de voir ! Nous entendons un peu tout et n’importe quoi sur ce Grand Paris, sur l’extension de Paris, l’harmonisation des transports, les batailles politiques aussi.
Ces enjeux politiques contribuent d’ailleurs à rendre le message un peu confus.

Vous en attendez quoi ?
P.T. : Le Grand Paris doit être exemplaire dans sa lutte contre toutes les formes de pollution en pesant sur les politiques publiques. Les défis sont nombreux : comment rendre la voiture obsolète, fluidifier les transports publics, penser l’approvisionnement en énergie, adapter les habitations rénovées et créer les habitats nouveaux aux normes environnementales les plus exigeantes… Pour l’instant, nous sommes plus informés des querelles de leadership que des ambitions écologiques, et cela m’inquiète un peu. Mais s’il évolue dans le bon sens, le Grand Paris sera un projet magnifique.

Une piste à travailler ?
P.T. : Investir les toits en est une. Paris doit se lancer dans la voie de l’autonomie alimentaire, de façon à ne plus avoir ces myriades de camions qui viennent approvisionner la métropole. Je me suis amusé à calculer la surface cultivable dans Paris. Ce sont des milliers d’hectares de toits possiblement cultivables. Le bassin parisien a été un verger depuis la nuit des temps, à Montreuil (93), il y avait des pêches, des pommes, des poires… L’urbanisation a tout éloigné. Il va falloir accélérer le mouvement pour que des entreprises gèrent tous les toits de Paris avec des jardiniers. Et si les toits ne sont pas assez solides, on les renforce.

Droits photo : © DR

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