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Si elle n’a de capitale que l’envergure, la mégalopole de Grande Sao Paulo est indéniablement le premier pôle économique, urbain et culturel du Brésil, voire d’Amérique latine. La géante « Sampa » croît inlassablement dans un joyeux désordre sans véritable gouvernance, faisant le lit des inégalités et de l’anarchie urbaine. Et pourtant, elle brille.

Thomas Roure

La valse des hélices ne s’arrête jamais dans le ciel de Sao Paulo. Pour éviter les embouteillages monstres qui font la triste renommée de la capitale économique du Brésil – la troisième ville la plus engorgée au monde selon l’institut de recherche américain INRIX –, les Paulistas les plus fortunés ont choisi un mode de transports ultra pratique pour se rendre à leur rendez-vous. Celle qu’on surnomme affectueusement « Sampa », ou plus péjorativement la « jungle de béton » avec ces quelque 2 500 gratte-ciel qui dessine sa skyline, est ainsi la deuxième ville au monde après New York pour le nombre… d’hélicoptères. Un moyen comme un autre de prendre un peu de hauteur pour se faire une idée de son gigantisme. Dans son acception métropolitaine, Grande Sao Paulo, constituée de Sao Paulo (12 millions d’âmes) et des 38 municipalités de son agglomération, est l’aire urbaine la plus peuplée d’Amérique latine avec près de 21,5 millions d’habitants, la quatrième à l’échelle mondiale, et couvre une superficie de 7 944 km2, soit près de 10 fois le Grand Paris (814 km2).

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