Le coup d’envoi du programme pharaonique porté par le groupe Auchan vient d’être donné.

Un parc d’attractions, un centre aquatique, une piste de ski, un cirque résident, un hall d’expositions culturelles, une salle de concert, 2.700 chambres d’hôtel, 230.000 m2 de commerces… Le 12 septembre, la Commission nationale du débat public (CNDP) a rendu ses conclusions sur le programme pharaonique porté par le groupe Auchan, le long de l’A1, sur le triangle de Gonesse (95), entre Roissy et Le Bourget, mettant en évidence « deux visions antagonistes de l’aménagement et du développement du territoire ».

En avant toute : le coup d’envoi d’EuropaCity vient d’être donné. Sitôt les conclusions de la Commission nationale du débat public (CNDP) dévoilées le 12 septembre dernier (1), Christophe Dalstein, directeur de ce mégaprojet d’équipement commercial, culturel et de loisirs affirmait déjà « vouloir poursuivre sa mise en œuvre. Il nous faut désormais travailler d’arrache-pied pour le faire évoluer, notamment dans son offre et sa conception architecturale ». Rendez-vous dans trois mois, veille du lancement de l’enquête publique environnementale, pour savoir si les recommandations de la CNDP, appelant à « la poursuite de la concertation ainsi qu’à des engagements précis en matière d’emplois locaux, d’accessibilité des populations défavorisées ou d’optimisation de la desserte », auront été suivies par Immochan (le groupe Auchan et sa filiale Alliages & Territoires) qui porte de projet.

Pour l’heure, EuropaCity reste ce programme pharaonique visant à faire émerger, sur 80 hectares de terres agricoles du triangle de Gonesse (95) engoncées entre l’A1 et les aéroports du Bourget et de Roissy, quelque 230.000 m2 de surfaces commerciales, un parc urbain de 10 hectares et ses city stades, un parc d’attractions et un autre aquatique avec toboggans et vagues de surf, une salle de concert modulable d’une capacité maximale de 5.000 places, 2.700 chambres d’hôtel, un hall d’expositions culturelles, un cirque en résidence permanente ou encore… une piste de ski ! Le tout relié par une rue circulaire de 1,4 km équipée de capsules sur rail. Rien de moins qu’une véritable ville du futur dessinée par Bjarke Ingels, l’architecte danois du Two World Trade Center de New York ou du siège de Google en Californie. Cet énorme complexe devra être capable d’accueillir 31 millions de visiteurs par an – le double de Disneyland. Programmé pour 2024, il réclamerait 3,1 milliards d’investissements privés. « Un véritable projet métropolitain de rupture et d’innovation, voué à transformer un territoire socialement et économiquement défavorisé et à devenir une destination de loisirs pour tous les publics », vante son promoteur.

Retrouvez la suite de l’article dans le dernier numéro du Magazine Grand Paris, disponible en kiosque ou par abonnement

image_pdf