Olivia Grégoire, drôle de Mektoub

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Élue députée LREM dans le 15e arrondissement de Paris en 2017 face à un ténor de la droite – Philippe Goujon –, l’ex-collaboratrice de Xavier Bertrand au ministère de la Santé détonne en Macronie par sa spontanéité et sa gouaille, qu’elle aime afficher sur les plateaux de télévision. Aujourd’hui, la macroniste cash bataille pour l’élection de Benjamin Griveaux à l’Hôtel de Ville. Et assure qu’il ne ressemble pas à « l’image qu’il a dans les médias ».

Tristan Quinault-Maupoil

Je pourrais vous lire deux ou trois trucs de la pensée du Président qui m’imprègnent au quotidien. J’ai toujours dans mon téléphone un corpus que je garde avec moi.



Sa gouaille très parisienne est devenue familière des téléspectateurs. À 41 ans, Olivia Grégoire est l’un des rares visages un peu identifiés du « nouveau monde ». Portée en 2017 par la vague macroniste, elle parvient à conquérir la 12e circonscription de Paris, un fief de droite jadis détenu par l’actuel maire du 15e arrondissement, Philippe Goujon (LR), et par l’ancien Premier ministre, Édouard Balladur… Le « hasard de la vie » combiné à une «envie de changement », observe la Marcheuse qui a déjà pensé à son épitaphe : « Mektoub » (le destin, en arabe).

Le coup du destin, venons-y : un père malade souvent hospitalisé qui oblige cette fille unique à tordre le bras à un tenace sentiment de solitude. Elle embrassera une cause, la fin de vie, et la mariera à son goût pour la politique. Au mitan des années 2010, Emmanuel Macron est à Bercy ; Olivia Grégoire se rend disponible pour élaborer le projet santé du futur candidat. Passée l’euphorie de la victoire, elle se vit en disciple autant qu’en exégète. « Je pourrais vous lire deux ou trois trucs de la pensée du Président qui m’imprègnent au quotidien. J’ai toujours dans mon téléphone un corpus que je garde avec moi », dit-elle sans rire.

La porte-novlangue de macronie

Quand elle ne ferraille pas dans les médias, elle défend la vision du patron dans la très élitiste commission des Finances de l’Assemblée nationale. Ce n’est pas une experte des tableurs de chiffres, elle l’admet, mais elle décroche la vice-présidence. Face à Éric Woerth, Gilles Carrez, Charles de Courson et autres cadors en costumes anthracite, elle loue inlassablement la suppression de la taxe d’habitation et les baisses de charges. Ex-cheffe d’entreprise – un cabinet de conseil en stratégie et communication fermé après son élection –, elle ambitionne de rendre l’économie « plus intelligible et concrète » pour le grand public.

Droits photo : © Clarisse Gallois
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