Les jeunes pousses de l’urbanisme mitigées sur le Grand Paris

Si les étudiants de l’École d’urbanisme de Paris, futurs bâtisseurs de la métropole parisienne, dénoncent un projet « flou », qui fait la part belle aux infrastructures, ils soulignent aussi son « potentiel ». Rencontre avec des urbanistes de demain… déjà désenchantés.

Curieusement, le Grand Paris ne fait pas rêver les étudiants de l’École d’urbanisme de Paris (EUP). « Pour moi, ça ne représente pas autre chose que la volonté de construire un ima- ginaire à partir d’énormes projets d’infrastructures », indique Jean- Amos Lecat-Deschamps. Le jeune homme, qui vient tout juste de ter- miner sa thèse à l’EUP, ne mâche pas ses mots quand il parle de la métropole. « J’ai l’impression qu’il s’agit d’un projet phallocratique de personnes qui ont peur de ne pas être dans la compétition interna- tionale, qui craignent de se faire “bouffer” par le Grand Londres. Comme si la métropole parisienne allait mourir sans ces projets qui rendront Paris plus grosse, plus visible. »

Plus nuancé, le doctorant Nja- ka A. Ranaivoarimanana partage néanmoins le même avis que son collègue. « Les projets du Grand Paris sont des projets d’infrastructures. J’ai l’impression que le gouvernement, les collectivités, les acteurs qui sont parties prenantes commencent seulement à élaborer une ébauche de vision…

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Les jeunes pousses illustration

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